Les politiques de retraite et celles de perte d’autonomie sont aujourd’hui organisées, financées et débattues de manière distincte dans le débat public en France. Elles ciblent pourtant la même population, et constituent ainsi deux volets des politiques publiques de la « vieillesse ». Elles sont en outre confrontées à un défi commun de soutenabilité financière à long-terme du fait du vieillissement démographique. À partir de cette tension et de résultats statistiques sur la part des années passées en perte d’autonomie parmi les années de retraite, ce billet propose une piste de réflexion consistant à intégrer dans le système de retraite une majoration de pension conditionnée à la perte d’autonomie, combinant les logiques de financement et de ciblage des deux systèmes. Cette articulation pourrait réduire le besoin d’épargne individuelle pour faire face aux besoins liés à la perte d’autonomie.